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Visite de travail du Haut Commisaire pour les réfugiés, António Guterres
| Le 7 février 2011, le Haut Commissaire des Nations unies pour les Réfugiés, António Guterres, a effectué une visite de travail à Luxembourg. Au cours d’une réunion de travail suivie d’une conférence de presse conjointe, Marie-Josée Jacobs et António Guterres ont souligné les bonnes relations qui unissent le Luxembourg et le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), un partenaire de longue date de la Coopération luxembourgeoise. |
La ministre Jacobs a rappelé que la question des réfugiés, au nombre de 43 millions de par le monde, reste plus que jamais d’actualité. A cet égard, l’action du Luxembourg se situe à deux niveaux, celui de l’action humanitaire d’une part, et celui de l’appui à la réinstallation des réfugiés qui ne peuvent pas retourner chez eux, d’autre part.
| Le Haut Commissaire Guterres a remercié le Luxembourg pour son soutien continu, d’autant plus important que la question des personnes réfugiées ou déplacées ne cesse de s’aggraver, notamment en raison de la durée des conflits, par exemple au Pakistan, en Afghanistan, en Irak, au Moyen-Orient, mais aussi au Soudan, au Tchad, en Somalie ou encore au Yémen, les pays d’origine de deux tiers des réfugiés actuellement dénombrés par le HCR. |
Selon M. Guterres, deux autres facteurs viennent aggraver la situation, à savoir d’un côté le rétrécissement de l’espace humanitaire, qui se caractérise par une augmentation des violations des droits de l’homme et par des difficultés d’accès croissantes, et de l’autre côté le fait que dans bon nombre de pays en crise les droits de l’homme perdent du poids par rapport à la souveraineté nationale, certains gouvernements limitant de plus en plus l’accès aux humanitaires.
Pour le Haut Commissaire, l’Europe a de ce fait un rôle déterminant à jouer en tant qu’espace d’asile pour les réfugiés qui n’ont plus l’espoir de pouvoir rentrer chez eux dans la dignité et la sécurité. Il a également rappelé que 2011 sera l’occasion de fêter un anniversaire important, celui de celui de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, suivie quelque dix ans plus tard par la Convention relative au statut des apatrides.
Revenant sur l’appui du Luxembourg, António Guterres a souligné que le Luxembourg a contribué à la modernisation du HCR, notamment par le biais de son soutien financier à la première phase opérationnelle d’un projet commun entre le Luxembourg, le HCR et Skype, dont l’objectif est de permettre de rester, dans les camps de réfugiés, en contact avec les familles et les collègues.














